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Là où tout commence... 31/10/2007

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Coucou!
Moi c'est £illou!
J'ai commencé à écrire cette fic hétéro il y a plus d'un an déjà et je l'ai comme on dit laissée tomber...néanmoins je la finirais c'est sûr...
Il y a 8 chapitres en ligne donc pour celle qui veulent se plonger dans une fic mignone et sans prétention...vous avez choisi le bon endroit!

Je ne sais pas si des gens passe encore par ici mais si c'est le cas montrez vous...ça ne me motivera que d'avantage! ^^

Merci de me lire!

Des Bisous!

£illou

Prologue 04/11/2007

La vie est faite pour être vécue !
Alors pourquoi tant d'obstacles, tant de difficultés à surmonter pour arriver au bonheur ?
Peut-être faut-il passer par toutes ces épreuves pour pouvoir alors apprécier comme il se doit la vie qui nous attend !
Une jeune fille brisée par la vie mais en attente d'un bonheur destiné !
Un jeune homme qui à tout pour être heureux et qui pourtant est en recherche de l'Amour avec un grand A.
Le groupe Tokio Hotel entrainé dans le tourbillon des sentiments amoureux !
Vous êtes prêt?

Achtung fertig los und lauf!

Chapitre 1 04/11/2007



N'y avait-il vraiment plus aucun espoir dans sa vie ? Voulait-elle réellement sombrer ?
Oui sombrer dans le vide immense qu'était la mort !!! Elle était là sur le toit regardant l'horizon et espérant y trouver la moindre lueur d'espoir qui aurait pu la faire changer d'avis !
Tout était vain dans cette vie !!! Dans sa vie !!!C'est vrai elle n'avait plus rien à gagner dans ce monde qu'elle considérait comme le plus abjecte et répugnant qui soit !!!
Un monde d'injustice et de cruauté. Un monde où les enfants meurent de faim, où les hommes avides de sang font la guerre pour un quelconque puits de pétrole, où les femmes sont opprimées par les hommes et où le simple fait d'avoir était une jeune fille belle l'avait conduite à sa perte !!!
Sa perte ?
Non, peut être pas !!!Toutes les nuits elle les passait ici, sur le toit de cette internat pourris dans lequel elle avait été obligée de vivre suite à ce souvenir qu'elle voulait voir disparaître à tout pris !
Un souvenir ? Non, un cauchemar !
Plus elle y pensait, plus le peu de chaleur qui lui restait dans son c½ur s'éteignait à petit feu, laissant place à un froid glacial, transperçant son âme et son envie de vivre !!! Son envie de vivre ?
Elle en avait encore un peu ! Pourquoi ?
Ce qu'elle avait vécu légitimait parfaitement sa souffrance et l'envie de venir à bout de toute douleur n'était rien de plus normal !!!
Pourtant, à chaque fois que la lueur du jour apparaissait, elle renonçait !!!
Non, elle se battait !!!
Elle voulait vivre ! Oui, vivre la vie que sa mère lui avait destinée lorsqu'elle était encore toute petite. Sa maman était partie depuis bien longtemps déjà. Cela faisait maintenant dix ans que sa mère avait été emportée par le cancer du sein.
Sa mère ! Elle en garde le souvenir d'une femme forte, rêvant 'une vie meilleur pour sa fille. Elle se souviendrait toujours de ce que sa maman lui avait dit sur son lit d'hôpital.
Elle était à peine âgée de sept ans mais elle comprit toute l'ampleur des paroles de sa maman. Elle en gardait un souvenir incommensurable.

FLASH BACK

-Viens là ma chérie, approche-toi !

La petite fille se hissa sur le lit d'hôpital. Elle s'allongea sur le corps affaiblit de sa mère. Posant sa tête contre la poitrine de celle-ci. Elle y entendait son c½ur. Elle se sentait bien, en sécurité, apaisée.

-Ecoute ce que je vais te dire mon ange !

La petite releva la tête et plantât ses yeux vert foncée dans le regard de sa mère. Ses yeux marron chocolat où elle voyait tout l'amour d'une mère pour sa fille. Un amour pur, sincère, eternel.
Un amour unique : l'amour maternel !

-Je veux que tu saches que quoiqu'il arrive, je serais toujours là prêt de toi ! Ici !

Elle posa sa main sur le c½ur de la petite fille.

-J'aimerais que tu vives ta vie à fond, que tu ne te soucis pas du regard des autres ! Quoique tu fasses je serais toujours fière de toi ! Tu le sais ça, hein ma puce !

Sa mère la serrait de plus en plus fort contre elle !

-Surtout, n'abandonne jamais. Je sais que tu vivras une vie merveilleuse et pleine d'émotion et des sensations qui te feront parfois mal, parfois peur ! Mais ces émotions elles seront le fruit de tes sentiments. Tu devras apprendre à les apprivoiser. Tu seras surtout faite pour être aimée et tu aimeras en retour. Peu importe quel amour ce sera. De l'amitié, da l'amour véritable avec un amoureux.

Elle regarda sa fille avec de la malice dans ses yeux. Oui un amoureux comme le dise les petites filles !

-Le jour où tu le trouveras, tu sauras. Et surtout ce jour là ne laisse pas passer l'opportunité de vivre quelque chose d'unique !

Sa mère la regarda avec une lueur d'espoir immense dans ses yeux. Oui, l'espoir qu'un jour sa fille aura une vie meilleure que celle qu'elle avait vécue.
La petite fille déposa un tendre bisou sur les joues pâles des sa maman qui laissa échapper une larme.
Puis la petite regarda pour une énième fois sa mère et lui dit :

-Maman je te promets que je vivrais une vie merveilleuse comme tu me la décrite. Je tomberais amoureuse d'un beau prince et on se mariera et on aura beaucoup d'enfants.

A cette phrase la mère sourit et ferma les yeux pour la dernière fois.
L'appareil auquel était reliée la mère laissa échapper un long bruit continu et assourdissant.

Biiiiiiiiiippp !!!

La petite fille ne compris pas tout de suite. Non, les médecins arrivèrent en trombe dans la chambre d'hôpital !
La petite tête brune fut emmenée dans une autre pièce où le bruit de la machine ne s'entendait plus.

FIN FLASH BACK

En pensant à la mort de sa mère la jeune fille laissa couler quelques larmes sur le toit de cet internat. Ces larmes étaient à la fois teintées de tristesse mais aussi d'espoir. Oui, l'espoir qu'un jour meilleur viendra !
Le même espoir qu'elle avait vu dans les yeux des sa mère avant que celle-ci ne sombre dans l'immensité !
Elle regarda à nouveau l'horizon. C'était l'aurore. La légère brise lui fit ressentir un léger frisson qui la sortit de ces nombreuses pensées. Elle se décida à rentrer à l'intérieur du bâtiment et à faire face alors à une nouvelle journée dans ce monde qui reste à ces yeux le pire qui soit !

Chapitre 2 23/11/2007



Les jumeaux étaient chez eux à Loitche. Ils étaient chez leur mère. Chacun dans leurs chambres certes mais les deux accomplissaient la même tâche : faire leur valises pour le weekend de promos en France.

Ah la France !!!
Il l'aimait autant l'un que l'autre mais peut être pas pour les mêmes raisons !

Non, Tom lui aimait beaucoup les françaises ! Ouais ! De toutes les filles avec qui il avait couché c'était de loin les françaises les meilleurs au pieu. Elles avaient le don de se donner corps et âmes tous en gardant une part de mystère. Et ça tom ne pouvait que s'en réjouir d'avantage. Lui qui n'avait jamais connu l'amour et qui de toutes façon n'en avait aucunement envie.
Non, il aimait beaucoup trop les filles pour se résoudre à vouloir coucher qu'avec une seule. Il les voulait toutes !!! Des quatre membres du groupe c'était lui qui avait l'étiquette du chaud lapin et du tombeur de service et ça ne le dérangeait en aucun cas.
Non au contraire il adorait ça. Avoir une fille différente tous les soirs : c'est le pied ! (Nan !!!)
C'était excitant de découvrir, d'avoir un nouveau corps à explorer tous les nuits.
Enfin « toutes les nuits » surtout celles où il se sentait seul.
Oui, Tom sous son sourire qui en faisait craquait plus d'une, cachait avec beaucoup trop de facilité la solitude qu'il avait au fond de lui.
Il avait Bill, son frère, son jumeau qui plus est ! Oui mais cet amour là était différent.

Bill était tout pour lui, son frère, son jumeau son ami, son confident. Il l'aimait. C'était son âme s½ur, il en était convaincu !
Pourtant Tom ressentait un grand vide à l'intérieur de lui, que même Bill ne pouvait combler.


Bill, lui il aimait la France pour l'ambiance qui y régnait. Il adorait ses fans françaises : elles lui étaient totalement dévouée !!!
Il aimait aussi les françaises.
Mais bon lui n'était pas comme Tom. Il aimait bien sortir de temps en temps avec une fille, comme ça, sans pour autant aller plus loin.
Bill n'avait connu qu'un seul vrai amour dans sa vie.
Ce qui ne l'empêchait pas par la suite d'avoir eu des relations de temps en temps, comme ça pour oublier son ancien amour et aussi pour tenter de tourner la page.
C'était difficile.
Oui tourner la page de deux années d'amour passionnel fut pour le moins compliqué !
Qu'est-ce qu'il l'avait pu l'aimer cette Nikkie !
Nikkie ??? Elle avait deux ans de plus que lui, plus d'expérience ! C'était avec elle qu'il avait fait l'amour pour la première fois. D'ailleurs, c'était seulement avec elle qu'il avait « fait l'amour » tout court ! Les autres c'était pour oublier. Bill était un romantique dans l'âme et il le savait !
Pourtant il lui arrivait de se comporter comme un vrai connard avec ces filles d'un soir ! Oui, en réalité il ne savait pas comment se comporter après avoir « oublié » dans les bras d'une autre. Alors il lui demandait de partir. Pas méchamment, non, il n'y arrivait pas, mais rien que demander à la fille de partir après l'avoir satisfait, le faisait se trouvait immonde.
D'un autre côté il ne supportait pas d'être dans les bras d'une autre fille pour dormir ! En réalité, il savait qu'il aimait encore Nikkie.
Oui, mais elle l'avait oublié en partant à la fac.
La fac ! Là où Bill n'ira jamais ! Non, lui avait Tokio Hotel. Et pour rien au monde il n'aurait laissé tomber la musique. Même pas pour Nikkie.
Alors au fond c'est qu'il ne l'aimait pas vraiment !
Pourtant si !!!
Enfin c'est ce qu'il se disait. Il était persuadé qu'il l'avait aimé et qu'il l'aimait toujours. D'ailleurs seul son frère savait ce que Bill ressentait encore pour elle.
Seul Tom pouvait l'aider. Oui, lui le tombeur, il avait l'habitude avec les filles.

Tom était tout pour Bill.
Il était son âme s½ur, jamais il ne pourrait être loin de lui, que se soit physiquement ou que se soit moralement. Ils ressentaient tous les deux quand l'un ou l'autre n'allait pas bien. Rien que d'un simple regard ils se réconfortaient, s'encourageaient, se rassuraient.

M'enfin, brefff!!!

Les jumeaux songèrent beaucoup en faisant leurs valises !!!

Qui sait, peut-être qu'après tout ce weekend à Paris pour la promo de leur album et de leur prochaine tournée française leur changerait les idées.
Ils sortirent de leurs chambres au même moment ! Elles se situaient l'une en face de l'autre à l'étage.

Tom rigola lorsqu'il vit l'immense bagage de Bill.

-Pourquoi tu ris comme ça ?
-Nan mais Bill on part un weekend, pas un mois !!!
-Et alors j'veux être sûr d'avoir du rechange !
-C'est pas du rechange que tu vas avoir c'est un dressing complet ! Tu pourrais même ouvrir une boutique avec sa !!!
-Arrêtes, t'as plus de fringues que moi, t'as vu tes placards !!!
lui dit-il les yeux remplis d'exaspération !!! (ouais ze sais c'est po trop français tout ça mais bon !!!)
- Peut-être mais moi je dose contrairement à toi !!!, répliqua t-il.
Un week end à Paris est égal à une valise moyenne et pas à une malle complète avec toute la panoplie qui va avec !
Bill le regarde avec une moue, déconcerté !
- Mouais, en tout cas...
Il fut coupé par la vois de sa mère qu'il les appelait d'un bas.
- Les garçons ! Vous êtes prêts mes chéris ? C'est l'heure malheureusement !
-ON ARRIVE !!!
dirent- ils en même temps.

Bill descendit en premier, sa valise était tellement lourde qu'il avait du mal à descendre les escaliers étroits avec elle dans les mains.
Tom ne put s'empêcher de sourire en voyant son frère galérait.
Arrivés en bas leur mère les attendait.

Elle les regardait. Qu'est-ce qu'ils avaient grandis. Ils étaient devenus grands et beaux. Oui ils étaient magnifiques. Ces deux fils qui avaient réussis avec leur talent, à devenir des stars sur le chemin de la gloire. Elle était si fière d'eux !!!

-Maman ne pleure pas, c'est qu'un weekend ! dit Bill rassurant.
-Je sais mes dés lundi vous repartez ailleurs et je vous aurais jamais pour moi toute seule maintenant, dit-elle les yeux pleins de larmes.
-Tu sais très bien qu'on est qu'à toi ma Mamoune ! dit Tom en s'avançant pour prendre sa mère dans ses bras !
Bill ria en entendant cela. Tom le regarda avec des yeux noirs. Bill se renfrognât et compris, il savait que Tom avait employé ce terme pour faire plaisir à sa mère qui adorait se surnom.
-Oui Mamoune on revient vite et on t'appelle dés qu'on arrive, ajouta Bill en la câlinant à son tour.
-Très bien, faites attention à vous mes amours.
-Ui Maman !!!
répondirent-ils à l'unisson.


Ils l'embrassèrent et les jumeaux quittèrent la maison, une nouvelle fois.
Direction l'aéroport où Gustav et Georg les attendaient.

Ils prirent l'avion et atterrirent à Paris, Roissy Charles de Gaulle à 20H00.
De là on les emmenait dans un van noir au vitres teintées (pour être les plus discrets possible) qui les conduiraient dans un hôtel grand luxe bien sûr !
Puis on leur indiquait leur chambre.

Chapitre 3 30/11/2007

Putain de pensionnat de merde !!!

Je dois me lever tous les jours (sauf le dimanche) à la même heure c'est-à-dire à 6H30.
Ben oui, soit disant c'est pour nous habituer à rythme de vie plus stable. Mes fesses ouais !!!
Aoummm !!! (Bruitage pourri du bâillement !!!)

Je me lève et dis bonjour à la fille qui partage ma chambre. Elle ne me répond pas comme d'habitude. Je me dirige vers la salle de bain attenante à la chambre.
M'enfin !!!
Salle de bain c'est un bien grand mot ! Il y a une douche minuscule, l'eau sort à peine du pomo et elle est impossible à régler. Soit tu te laves à l'eau chaude et tu te brûles, soit c'est à l'eau froide et t'attrapes la crève. En face de la douche se trouve le lavabo avec un minuscule miroir qui te reflète de manière déformée tant il est ancien.
Vous m'direz : « Y' pas de toilettes ??? »
Si mais elles sont communes ! Ô joie ! Vive le pensionnat !!!

Je repense à Célia (la fille qui est avec moi dans la chambre). Elle n'est vraiment pas cool avec moi. Je sais pas pourquoi. (Elle a le même âge que moi, 17 ans)
Faut dire que c'est vrai que ça fait déjà six ans qu'elle est là ! Je ne connais pas son histoire mais ça n'a pas du être la joie pour elle non plus. Moi ça fait un an et j'en peux plus !

Bon aller je me lave, m'habille et sort de la salle de bain. Elle se dirige à son tour vers la salle de bain. Parce qu'elle c'était rendormi, c'est moi qui ai du la réveiller et je m'en suis pris plein la gueule comme d'habitude.

-Eh mais tu peux pas me lâcher deux secondes !
-Excuses moi mais je te réveille juste ! On va être en retard !
-J'en ai rien à foutre !
-OK ! Au moins je t'aurais réveillé.
-Mais ouais c'est ça ! Genre c'est grâce à toi que je vais pas arriver en retard. Pff !!! T'es vraiment trop conne !


Je ne répondis pas et descendis au réfectoire prendre mon petit déjeuner. Je mange seule depuis bien longtemps maintenant. Un an sûr, depuis que je suis ici, mais au self dans mon collège j'avais quand même quelques amies ! Là depuis que je suis arrivée je n'ai plus d'amies. Je sais que ça viens de moi. Bon faut dire que Célia monte un peu tout le monde contre moi aussi! Je sais vraiment pas pourquoi elle fait ça ! En tous cas je me fais insulter tous les jours et c'est vraiment pesant à force. Mais bon au moins ici y'a pas de mec et je m'en porte très bien.
Rooo nan Célia et ses amies se dirigent vers moi. Stéphanie m'accoste. P'tain qu'est ce qu'elles me veulent de bon matin !!!

-Alors la pute comment ça va ce matin ?
-Oh mais tu t'inquiètes pour moi ? C'est très gentil de ta part. Merci beaucoup
, lui répondis-je avec un sourire amer !!!
-C'est ça fais ta maline, on verra ce soir si t'ironises autant !
-Waouw tu m'impressionnes ! Je savais pas que t'avais autant de vocabulaire.


Elle s'approcha de moi et me mis une gifle monumentale.
Moi je partis à ce moment là. Tous le monde pouvait penser que j'étais une grande gueule à répondre et qu'au bout du compte je ne me défend pas, mais en réalité c'est parce que j'aime pas la violence. Non, j'en ai beaucoup trop subit pour vouloir en infliger.
Je garde tout au fond de moi, c'est comme ça !
Les psys disent (ah oui parce que je suis suivie psychologiquement depuis que je suis arrivée !) qu'un jour tous sortira, mais que pour le moment j'intériorisais trop et que d'un autre côté c'était normal.
M'enfin !!!
Le bus est devant le pensionnat. Oui il nous emmène tous les matins à 7H45 au lycée qui est à dix minutes de là en bus.
Encore une journée de cours barbante en perspective, sauf peut être pour les langues.
J'adore le français bien sûr, l'espagnol et l'allemand.
Oui vraiment, la littérature me passionne beaucoup. Par contre, tous ce qui est scientifique n'est pas vraiment fait pour moi.
La journée passe !!!
A midi j'ai encore mangé toute seule et ensuite je suis allée au CDI. Et là j'ai lu. J'adore lire !
C'est ce qui me permet de m'évader de ce monde pourri. Je pense à ma mère à nouveau.
J'y arriverais pour elle.
Les cours se terminent et je prends le bus à 18H00, il nous ramène au pensionnat.
Je mange vers 19H30. Et vais dans ma chambre.

Là je vois toutes les copines de Célia qui sont tranquillement installées sur mon lit et le sien. Elles discutent et quand elles me voient arriver elles s'arrêtèrent net.
Il y a Stéphanie, Myriam et Sophia.

-Qu'est-ce que tu fous là ?, me lance Stéphanie.
-Euh ben c'est pas que c'est ma chambre et mon lit mais si en fait c'est ça !, lui répondis-je avec un large sourire qui traduisait mon ironie.
-Oh putain toi tu m'énerves !!!, me dit elle tout en se jetant sur moi.

Elle met ses mains autour de mon cou et me serra fort, Fort, FORT !!!
J'essaye de l'arrêter mais rien à faire ses mains se resserrent autour de mon cou.
Myriam et Sophia regarde la scène avec indifférence, elles s'en foutent complètement.
Célia se dirige vers nous et demande à Stéphanie d'arrêter mais elle ne l'écoute pas.
P'tain elle a beaucoup de force. Je commence à perdre connaissance.
Voyant ça les autres filles se décident enfin à intervenir.
Sophia va prévenir une pionne et Myriam aide Célia à faire en sorte que Stéphanie relâche ses mains de mon cou. Elles y parviennent enfin et la pionne arriva à cet instant.
Moi je tombe sur le sol et m'étale sur celui-ci toute rouge, essoufflée, la trace des mains de Stéphanie sur mon cou meurtri.
-Mais qu'est-ce qui s'est passé ?, s'écria la pionne affolée devant ce spectacle.

Elle se penche vers moi.

- Sophia appelle Mme Figeac et demande lui d'appeler un médecin !

Stéphanie s'est calmée mais elle est toujours tenue par Célia et Myriam. Moi je suis sur le sol, je ne parviens pas à ouvrir les yeux et je sombre peu à peu dans mon cauchemar.
A nouveau.
Celui que j'ai vécu pendant 10 ans !


FLASH BACK

Il est là. Ma chambre est plongée dans le noir. Je le sens, il se rapproche. Je me calfeutre comme je peux sous mes couvertures. J'ai peur. Je veux Maman, mais je sais qu'elle ne viendra pas, elle n'est pus là. Ce qu'il reste d'elle c'est lui malheureusement.
Il pu l'alcool. Je me lève de mon lit et essaye de partir de la chambre mais il m'attrape par ma jambe et me fait tomber du lit. Il rampe sur moi comme un vers de terre sur un cadavre. Oui un cadavre ! Je suis morte depuis longtemps. Depuis le jour où il me fait ça.
Je le supplie d'arrêter mais lui rigole et je sens son haleine fétide se rependre sur mon visage.
Il essaye de m'embrasser mais je me débats. Alors il me plaque les mains contre ma poitrine et se met sur moi de façon à bloquer tous mouvements de ma part. Il place finalement ses mains autour de mon cou. Là il peut faire ce qu'il veut de mon corps. J'ai beau lever les jambes, taper du genou rien y fait, il a trop de force ! Je sais que ça l'excite encore plus que j'ondule de tout mon corps sous lui. Alors lorsqu'il m'enlève ma chemise de nuit je ne bouge plus. Je sais que c'était inévitable. Alors je fais en sorte que ça se passe vite. Il enlève son pantalon, son caleçon et me retire violement ma culotte de coton.
Il m'embrasse et me pénètre d'un coup. Je pousse un cri. J'ai mal. C'est pas la première fois mais à chaque fois c'est pareil, ça me déchire de l'intérieur. A chaque fois qu'il se retire et se renfonce en moi il emporte un petit bout de mon âme avec lui. Lorsqu'enfin il se libère en moi il se laisse tomber transpirant de son effort, de tout son long sur moi. Moi qui tremble, moi qui pleure, moi qui me dégoute pour ce qu'il me fait.
Il se retire enfin et ramasse ses affaires. Avant de refermer la porte il me lance avec un grand sourire :

-C'était bon sur le sol. On l'avait jamais essayé. Faudra recommencer.
Puis il s'en alla.

Je me relève comme je peux. Je tremble comme une feuille. J'ai mal. Ses mouvements me faisaient frotter le sol et j'ai des rougeurs dans le dos et sur les fesses. Je le sais parce que je me regarde dans le miroir de ma chambre.
Pourquoi ???
Parce que je veux camoufler donc je veux savoir où il ya des traces de ce qu'il m'a fait. J'ai aussi des rougeurs sur le cou. Je vais dans la salle de bain et m'enferme. Là, je vomis dans la cuvette des toilettes. Une fois fait j'allume la douche. Une douche bien chaude pour pouvoir oublier et faire en sorte de me détendre même si je sais que c'est impossible.
Malheureusement pour moi ce n'était pas la première fois ni la dernière. Non, c'était une fois parmi tant d'autres donc comment oublier. C'est impossible.
Une douche ne peut pas faire oublier ça.
Ce qu'il me fait lui.
Lui c'est mon beau père. Le seul qui après la mort de ma mère à eu ma garde étant donné que ma mère et lui étaient mariés et que mon père je ne l'ai jamais connu.
Je n'sais pas qui c'est et je ne le saurais jamais. Et d'un autre côté je m'en fous complètement !
Je sors de la douche et me prend une nouvelle chemise de nuit et une culotte propre.
Je me couche et ne dors pas.
Je ne dors plus trop depuis que Daniel me fait ça.

FIN FLASH BACK

J'ouvre les yeux et me retrouve dans mon lit. Je sais pas qu'elle heure il est mais c'est la nuit apparemment.
Je me relève et m'adosse contre le mur sur mon lit.
Je vois Célia qui me regarde.
Elle pleure ???
Oui, elle pleure sur son lit. Elle a les genoux pliés et ses mains qui les retiennent. Elle est recroquevillée sur elle-même. Je la regarde étonnée.

-Chui vraiment désolée ! Je savais pas qu'elle allait réagir comme ça ! Chui trop conne !

J' veux lui parler mais n'y arrive pas. J'ai mal au cou et à la gorge.
Elle s'approche de moi et me dit qu'il ne faut pas que je parle. Elle m'explique que le médecin m'a donné une semaine de repos complet et que c'est elle qui a été chargée de me surveiller pendant cette semaine de repos.
Je ne dis rien, de toute façon je ne peux pas !
Je me remets sous mes couvertures et m'endors.
La semaine commence vraiment mais alors vraiment très bien !!!